<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des cyberhaine -</title>
	<atom:link href="https://deputee-obono.fr/tag/cyberhaine/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://deputee-obono.fr/tag/cyberhaine/</link>
	<description>Députée de Paris</description>
	<lastBuildDate>Fri, 16 Feb 2024 17:05:51 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0.2</generator>

<image>
	<url>https://deputee-obono.fr/wp-content/uploads/2024/02/cropped-favikonv2-32x32.png</url>
	<title>Archives des cyberhaine -</title>
	<link>https://deputee-obono.fr/tag/cyberhaine/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Séance &#8211; Cyber-haine : une loi liberticide au service des GAFA</title>
		<link>https://deputee-obono.fr/seance-cyber-haine-une-loi-liberticide-au-service-des-gafa/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SiteDObonoWordpress2020]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2020 18:57:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Interventions à l'Assemblée]]></category>
		<category><![CDATA[biais algorithmiques]]></category>
		<category><![CDATA[cyberhaine]]></category>
		<category><![CDATA[haine sur internet]]></category>
		<category><![CDATA[LGBTQI]]></category>
		<category><![CDATA[LGBTQIA+]]></category>
		<category><![CDATA[loi Avia]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://deputee-obono.fr/?p=8341</guid>

					<description><![CDATA[<p>Interventions de Danièle Obono sur la loi visant à lutter contre la haine sur internet</p>
<p>L’article <a href="https://deputee-obono.fr/seance-cyber-haine-une-loi-liberticide-au-service-des-gafa/">Séance &#8211; Cyber-haine : une loi liberticide au service des GAFA</a> est apparu en premier sur <a href="https://deputee-obono.fr"></a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>


<p></p>
<h1 class="entry-title"><span style="color: #0abac6;">Séance &#8211; Cyber-haine</span></h1>
<h1 class="entry-title"><span style="color: #0abac6;">Une loi liberticide au service des GAFA</span></h1>
<p class="entry-title">13 mai 2020</p>
<p></p>
<p>L’article <a href="https://deputee-obono.fr/seance-cyber-haine-une-loi-liberticide-au-service-des-gafa/">Séance &#8211; Cyber-haine : une loi liberticide au service des GAFA</a> est apparu en premier sur <a href="https://deputee-obono.fr"></a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Amendements &#8211; Cyber-haine : non à la censure, oui à l&#8217;interopérabilité</title>
		<link>https://deputee-obono.fr/amendements-a-la-loi-cyberhaine-non-a-la-censure-oui-a-linteroperabilite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SiteDObonoWordpress2020]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jan 2020 22:51:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Interventions à l'Assemblée]]></category>
		<category><![CDATA[censure]]></category>
		<category><![CDATA[cyberhaine]]></category>
		<category><![CDATA[GAFA]]></category>
		<category><![CDATA[haine sur internet]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[plateformes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://deputee-obono.fr/?p=7432</guid>

					<description><![CDATA[<p>Amendements à la loi cyber-haine : non à la censure, oui à l'interopérabilité. </p>
<p>L’article <a href="https://deputee-obono.fr/amendements-a-la-loi-cyberhaine-non-a-la-censure-oui-a-linteroperabilite/">Amendements &#8211; Cyber-haine : non à la censure, oui à l&rsquo;interopérabilité</a> est apparu en premier sur <a href="https://deputee-obono.fr"></a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>


<p></p>
<h1 class="entry-title"><span style="color: #0abac6;">Amendements &#8211; Cyber-haine : </span></h1>
<h1 class="entry-title"><span style="color: #0abac6;">non à la censure, oui à l&rsquo;inter-opérabilité !</span></h1>
<p class="entry-title">22 janvier 2020</p>
<p></p>


<p></p>
<p>Interventions de Danièle Obono qui présentait, lors des débats de 2e lecture, plusieurs amendements pour s&rsquo;opposer à la censure que va favoriser la proposition de loi sur la cyber-haine, et défendre l&rsquo;inter-opérabilité comme un outil de protection des victimes, mardi 21 et mercredi 22 janvier 2020, à l&rsquo;Assemblée nationale.</p>
<p>&#8211; Présentation d&rsquo;un amendement de suppression de l&rsquo;article 1, principal dispositif de la loi</p>
<p>&#8211; Echange avec la rapporteure sur le fonctionnement des moteurs de recherches et les biais algorithmiques discriminants</p>
<p>&#8211; Présentation d&rsquo;un amendement sur l&rsquo;inter-opérabilité</p>
<p>&#8211; Interpellation du ministre sur le manque de crédibilité des sanctions financières envisagées</p>
<p>L’article <a href="https://deputee-obono.fr/amendements-a-la-loi-cyberhaine-non-a-la-censure-oui-a-linteroperabilite/">Amendements &#8211; Cyber-haine : non à la censure, oui à l&rsquo;interopérabilité</a> est apparu en premier sur <a href="https://deputee-obono.fr"></a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Motion de rejet &#8211; Cyber-haine : une loi de privatisation de la justice et de censure de l&#8217;expression</title>
		<link>https://deputee-obono.fr/cyberhaine-une-loi-de-privatisation-de-la-justice-et-de-censure-de-lexpression/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SiteDObonoWordpress2020]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jan 2020 20:14:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Interventions à l'Assemblée]]></category>
		<category><![CDATA[censure]]></category>
		<category><![CDATA[cyberhaine]]></category>
		<category><![CDATA[haine sur internet]]></category>
		<category><![CDATA[internet]]></category>
		<category><![CDATA[liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Orwell]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://deputee-obono.fr/?p=7366</guid>

					<description><![CDATA[<p>La loi LReM sur la cyberhaine privatise la justice, au profit des grandes plateformes, et risque de faire censurer la libre expression.</p>
<p>L’article <a href="https://deputee-obono.fr/cyberhaine-une-loi-de-privatisation-de-la-justice-et-de-censure-de-lexpression/">Motion de rejet &#8211; Cyber-haine : une loi de privatisation de la justice et de censure de l&rsquo;expression</a> est apparu en premier sur <a href="https://deputee-obono.fr"></a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>


<p></p>
<h1 class="entry-title"><span style="color: #0abac6;">Motion de rejet &#8211; Cyber-haine</span></h1>
<h1 class="entry-title"><span style="color: #0abac6;">Une loi de privatisation de la justice et de censure de l&rsquo;expression</span></h1>
<p class="entry-title">22 janvier 2020</p>
<p></p>


<p></p>
<p>La proposition de loi macroniste sur la cyber-haine opère une privatisation de la justice au profit des plateformes et fait courir un risque accru de censure de la libre expression. Mardi 21 janvier, Danièle Obono présentait, au nom du groupe de La France insoumise, une motion de rejet du texte lors de sa 2e et dernière lecture à l&rsquo;Assemblée.</p>
<p><span style="font-weight: 400;">“</span><i><span style="font-weight: 400;">Le langage politique est destiné à rendre vraisemblables les mensonges, respectables les meurtres, et à donner l&rsquo;apparence de la solidité à ce qui n&rsquo;est que vent. La guerre c&rsquo;est la paix, la liberté c&rsquo;est l&rsquo;esclavage, l&rsquo;ignorance c&rsquo;est la force</span></i><span style="font-weight: 400;">” Georges Orwell</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La proposition de loi macroniste qui prétend lutter contre la haine sur internet n’est qu’une énième déclinaison de cette grammaire de la novlangue que vous maîtrisez si bien : restreindre la liberté d’expression, c’est lutter contre la haine ; donner du pouvoir aux plateformes et les inciter à la sur-censure, c’est leur imposer un strict contrôle ; ne rien faire contre les discriminations, c’est s’indigner contre les oppressions.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Avec cette loi, les groupes luttant contre les discriminations et violences sexistes, racistes, homophobes etc. pourraient voir leur contenus supprimés en cas de signalements malveillants, comme l’illustre le contresens fait par Nicole  Belloubet qui, en 2017, avait déclaré trouver #balancetonporc « très violente » ce qui pourrait devenir un motif de censure par les algorithmes qui “modèrent” les plateformes internet. (f. la tribune </span><a href="https://www.liberation.fr/debats/2020/01/21/feministes-lgbti-et-antiracistes-nous-ne-voulons-pas-de-la-loi-cyberhaine_1774297" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><span style="font-weight: 400;">Féministes, LGBTI et antiracistes, nous ne voulons pas de la loi Cyberhaine</span></a><span style="font-weight: 400;">, Libération, 21 janvier 2020)</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cette proposition de loi donne également un immense pouvoir de régulation de la parole aux géants du numériques tels que Google, Facebook ou Twitter, écrasant les petites plateformes qui ne pourront répondre financièrement et techniquement à ses exigences. Résultat : la déjà très grande concentration de l’expression publique sur internet sur les plateformes des GAFA sera renforcée. Or, les biais idéologiques de la modération sur les grandes plateformes ont déjà été relevés à maintes reprises (cf. “</span><a href="https://www.theguardian.com/technology/2017/jan/18/facebook-moderation-racial-bias-black-lives-matter" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><span style="font-weight: 400;">Civil rights groups urge Facebook to fix &lsquo;racially biased&rsquo; moderation system</span></a><span style="font-weight: 400;">”, Sam Levin, The Guardian, 18 janvier 2017).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">De fait c’est l’essence du débat politique qui est mise en danger toute opposition ou dénonciation mise au même niveau qu’une attaque discriminante, à la faveur des contenus conservateurs. Jusqu’à renforcer le rôle de propagande de l’ordre établi, alors même qu’Internet avait été un espace de liberté et de lutte politique. (Cf. </span><a href="https://www.mediapart.fr/journal/france/200120/la-loi-avia-ou-l-uberisation-du-controle?page_article=3" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><span style="font-weight: 400;">“La loi Avia ou «l’ubérisation du contrôle»”</span></a><span style="font-weight: 400;">, Géraldine Delacroix, </span><i><span style="font-weight: 400;">Médiapart</span></i><span style="font-weight: 400;">, 20 janvier 2020)</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Voilà pourquoi, à l’instar de nombreuses associations et mouvements de défense des droits et libertés civiles et démocratiques, nous demandons le rejet de cette loi. (Cf. </span><a href="https://www.ldh-france.org/appel-collectif-a-preserver-nos-droits-fondamentaux-dans-lespace-public-en-ligne-proposition-de-loi-visant-a-lutter-contre-la-haine-sur-internet/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><span style="font-weight: 400;">Proposition de loi visant à lutter contre la haine sur Internet : appel collectif à préserver nos droits fondamentaux dans l&rsquo;espace public en ligne</span></a><span style="font-weight: 400;">, Lettre ouverte de plusieurs organisations, dont la LDH, 16 janvier 2020) </span></p>
<p><strong>Nos propositions</strong></p>
<ul>
<li style="text-align: left;">Renforcer les moyens de la justice pour pouvoir accueillir et accompagner les victimes correctement ; enquêter et rendre des décisions plus rapidement</li>
<li style="text-align: left;">S’attaquer à la structure discriminante des algorithmes en les rendant transparents et sous le contrôle des communautés d’internautes</li>
<li style="text-align: left;">Mettre en place une « interopérabilité » (la possibilité d’importer ses contacts, contenus etc, même lorsqu’on quitte un réseau social) qui donnerait aux victimes le moyen de se protéger en s’extrayant des espaces toxiques et permettrait de briser le monopole des grandes plateformes.</li>
</ul>
<p>L’article <a href="https://deputee-obono.fr/cyberhaine-une-loi-de-privatisation-de-la-justice-et-de-censure-de-lexpression/">Motion de rejet &#8211; Cyber-haine : une loi de privatisation de la justice et de censure de l&rsquo;expression</a> est apparu en premier sur <a href="https://deputee-obono.fr"></a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tribune &#8211; Cyberhaine : « Féministes, LGBTI et antiracistes, nous ne voulons pas de la loi cyberhaine »</title>
		<link>https://deputee-obono.fr/tribune-cyberhaine-feministes-lgbti-et-antiracistes-nous-ne-voulons-pas-de-la-loi-cyberhaine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SiteDObonoWordpress2020]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jan 2020 22:42:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[antiracisme]]></category>
		<category><![CDATA[cyberhaine]]></category>
		<category><![CDATA[cyberharcèlement]]></category>
		<category><![CDATA[féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[haine sur internet]]></category>
		<category><![CDATA[LGBTI]]></category>
		<category><![CDATA[LGBTIQA+]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://deputee-obono.fr/?p=7583</guid>

					<description><![CDATA[<p>Tribune de militant·es féministes, LGBTI &#038; anti-racistes, cosignée par Danièle Obono, contre la loi cyberhaine (Libération, 21/01/2020)</p>
<p>L’article <a href="https://deputee-obono.fr/tribune-cyberhaine-feministes-lgbti-et-antiracistes-nous-ne-voulons-pas-de-la-loi-cyberhaine/">Tribune &#8211; Cyberhaine : « Féministes, LGBTI et antiracistes, nous ne voulons pas de la loi cyberhaine »</a> est apparu en premier sur <a href="https://deputee-obono.fr"></a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1 class="entry-title"><span style="color: #33cccc;"><strong>Tribune &#8211; Loi cyberhaine : </strong></span></h1>
<h1 class="entry-title"><span style="color: #33cccc;"><strong>des militant·es féministes, LGBTI et antiracistes disent non !</strong></span></h1>
<p class="entry-title"><span style="color: #000000;">21 janvier 2020</span></p>
<p><strong>« Féministes, LGBTI et antiracistes, nous ne voulons pas de la loi cyberhaine »</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<div>
<header>
<div>Tribune parue dans <em>Libération</em>, le <time datetime="2020-01-21T13:09:27">21 janvier 2020, en ligne <a href="https://www.liberation.fr/debats/2020/01/21/feministes-lgbti-et-antiracistes-nous-ne-voulons-pas-de-la-loi-cyberhaine_1774297" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ici.</a></time></div>
</header>
</div>
<div>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Ce mardi, l’Assemblée nationale examinera la proposition de loi de «lutte contre les contenus haineux sur Internet». Nous, militantes et militants féministes, LGBTI et antiracistes, dénonçons ce texte qui ne répond pas à la nécessité de lutter contre la haine en ligne et le cyberharcèlement, et ouvrira la porte à une censure hors de tout contrôle judiciaire.</p>
<p>Cette loi obligera en effet les plateformes à supprimer en 24 heures tout contenu « manifestement illicite » qui leur sera signalé. Mais la mission de juger si un contenu est illégal ne sera alors plus entre les mains de la justice : elle sera déléguée aux plateformes. Celles-ci devront mettre en place des procédures pour décider seules si des contenus sont illégaux, et les supprimer si c’est le cas. Si elles manquent à cette obligation de suppression, elles risqueront de très lourdes sanctions financières. A l’inverse, supprimer un contenu licite ne comportera aucun risque. Et cela ne gênera pas les plateformes, qui pratiquent déjà massivement la suppression, ou la limitation de la diffusion de contenus parfaitement légaux.</p>
<p>Un des dangers de cette loi est qu’elle se retourne contre les journalistes, militantes, chercheuses et chercheurs qu’elle prétend défendre. Alors que le discours raciste est fortement banalisé dans le champ médiatique, nul ne sait exactement quels contenus devront être considérés « manifestement illicite » en ligne. Le système de sanction poussera les plateformes à supprimer tout contenu sur lequel un doute existe : il vaudra mieux pour elles qualifier d’illicite un contenu licite, que prendre le risque inverse. Or, les volumes postés sur les plus grosses plateformes sont tels que les filtres de contenu sont déjà en grande partie automatisés, et les algorithmes fonctionnent très mal. En particulier, ils échouent à différencier un discours de haine contre une minorité d’un discours de lutte contre cette haine. Par exemple, les plateformes limitent déjà souvent la diffusion de contenus sur l’homosexualité (lire <a href="https://www.theverge.com/2019/9/30/20887614/youtube-moderation-lgbtq-demonetization-terms-words-nerd-city-investigation" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ici</a> et <a href="https://www.numerama.com/tech/508425-pourquoi-facebook-naime-pas-le-mot-lesbienne.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">là</a>).</p>
<p>La loi poussera les plateformes à durcir ces filtres automatiques, risquant d’entraîner une censure massive de contenus licites, et en premier lieu les contenus produits par celles et ceux qui dénoncent les violences en ligne. De plus, la version actuelle du texte prévoit la sanction de celles et ceux ayant «abusivement alerté» sans que soit défini l’abus, qui va les sanctionner, et de quelle façon. Cette mesure peut dissuader d’alerter sur des contenus haineux.</p>
<p>Les injures sexistes, LGBTI-phobes et racistes en ligne sont fréquentes et largement impunies. Lutter réellement contre elles nécessite autre chose qu’un désengagement de l’Etat dissimulé derrière un coup de communication. En mettant en place sciemment le contournement de la justice et la sous-traitance de la censure au privé, la loi ouvre par ailleurs la voie à des tentatives de censure administrative. Des signalements abusifs ont déjà eu lieu : en janvier dernier, la police française a ainsi signalé à Google comme étant raciste une caricature d’Emmanuel Macron sous les traits du dictateur Augusto Pinochet.</p>
<p>Les pistes d’amélioration du système judiciaire sont pourtant nombreuses. Les plaintes pour injures, agressions, discriminations sont trop peu nombreuses à aboutir. Parmi elles, rares sont celles où les caractères sexiste, homophobe, transphobe, raciste sont effectivement retenus au jugement. Mais les outils juridiques pour des procédures accélérées existent déjà. La loi sur la liberté de la presse permet des procédures en référé, dans des délais très courts, contre la diffusion de certains propos. Donner réellement accès à ces outils juridiques aux victimes nécessite plus de juges, de tribunaux, des procédures plus simples, et donc d’augmenter les moyens alloués à la justice. C’est ce que le gouvernement ne veut pas faire.</p>
<p>Cette loi ne répond pas aux besoins des victimes de la haine raciste, sexiste et LGBTI-phobe. Elle les instrumentalise, pour répondre en réalité à des objectifs budgétaires et de communication. »</p>
<p><em>Premiers signataires : Esther Benbassa, sénatrice écologiste de Paris ; Sam Bourcier, sociologue ; Caroline De Haas, militante féministe ; Rokhaya Diallo, journaliste et réalisatrice du documentaire «Les Réseaux de la haine» ; l’association Les Effronté·es ; Gwen Fauchois, activiste lesbienne et blogueuse ; l’association FéminiCités ; les députés Bastien Lachaud, Danièle Obono et Mathilde Panot, membres du groupe d’étude de l’Assemblée nationale sur les discriminations et LGBTQI-phobies dans le monde ; l’Inter-LGBT ; Caroline Mecary, avocate au Barreau de Paris ; Mélusine, militante féministe et antiraciste ; Océan, auteur et comédien ; Valérie Rey-Robert, autrice et militante féministe ; Jill Royer, militante trans et féministe ; le Strass ; l’association Women Who Do Stuff.</em></p>
</div>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-209" src="http://deputee-obono.fr/wp-content/uploads/2018/01/phibleu.png" alt="" width="50" height="63" /></p>
<h1>Danièle Obono</h1>
<h3>Députée de Paris</h3>
<h3>17e circonscription</h3>
<p><img decoding="async" class="wp-image-636 alignnone size-full" src="http://deputee-obono.fr/wp-content/uploads/2018/01/assembblee.png" alt="" width="46" height="44" /></p>
<h1>À L’ASSEMBLÉE</h1>
<h5>126 rue de l’Université, 75007 Paris</h5>
<h5>01 40 63 61 08</h5>
<h5>daniele.obono@assemblee-nationale.fr</h5>
<p><img decoding="async" class="wp-image-637 alignnone size-full" src="http://deputee-obono.fr/wp-content/uploads/2018/01/Circo.png" alt="" width="45" height="41" /></p>
<h1><span style="font-size: x-large;"><strong><span color="#e02b20" style="color: #e02b20;">EN CIRCONSCRIPTION</span></strong></span></h1>
<h3><strong style="font-size: 16px;">Local parlementaire</strong><span style="font-size: 16px;"> (sur rendez-vous) </span></h3>
<h3>Téléphone : 09 61 68 60 35</h3>
<h3>E-mail : <a href="https://deputee-obono.fr/contact@deputee-obono.fr">contact@deputee-obono.fr</a></h3>
<h3><strong>Permanences en mairie</strong></h3>
<h3>– 18e (1 place Jules Joffrin) : mardi de 14h à 16h</h3>
<h3>– 19e (5-7 place Armand Carrel) : jeudi de 10h à 12h</h3>
<p>L’article <a href="https://deputee-obono.fr/tribune-cyberhaine-feministes-lgbti-et-antiracistes-nous-ne-voulons-pas-de-la-loi-cyberhaine/">Tribune &#8211; Cyberhaine : « Féministes, LGBTI et antiracistes, nous ne voulons pas de la loi cyberhaine »</a> est apparu en premier sur <a href="https://deputee-obono.fr"></a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
