<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Billets -</title>
	<atom:link href="https://deputee-obono.fr/ecrits/articles-billets-et-editos/billets/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://deputee-obono.fr/ecrits/articles-billets-et-editos/billets/</link>
	<description>Députée de Paris</description>
	<lastBuildDate>Fri, 06 Sep 2024 14:33:10 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0.2</generator>

<image>
	<url>https://deputee-obono.fr/wp-content/uploads/2024/02/cropped-favikonv2-32x32.png</url>
	<title>Billets -</title>
	<link>https://deputee-obono.fr/ecrits/articles-billets-et-editos/billets/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Billet d&#8217;humeur &#8211; Mise en perspective : avant 2027</title>
		<link>https://deputee-obono.fr/billet-d-humeur-avant-2027/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SiteDObonoWordpress2020]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Apr 2023 21:14:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Billets]]></category>
		<category><![CDATA[élection présidentielle 2027]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[front social et politique]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielle]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://deputee-obono.fr/?p=13453</guid>

					<description><![CDATA[<p>Avant 2027, il y a des luttes sociales, démocratiques et écologiques à mener, des élections intermédiaires à préparer, une alliance à renforcer, un mouvement à enraciner…</p>
<p>L’article <a href="https://deputee-obono.fr/billet-d-humeur-avant-2027/">Billet d&rsquo;humeur &#8211; Mise en perspective : avant 2027</a> est apparu en premier sur <a href="https://deputee-obono.fr"></a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Avant 2027, il y a…</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Des luttes sociales, démocratiques et écologiques à mener et à gagner, en construisant des fronts unitaires face à la Macronie : contre la réforme des retraites et la casse sociale ; l’offensive liberticide et les projets de lois xénophobes et racistes ; les politiques écocides et la criminelle irresponsabilité climatique…</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Des élections intermédiaires à préparer : sénatoriales même si ce ne sont pas les plus visibles et populaires ; européennes qu’on ne saurait enjamber chacun et chacune de son côté par logique identitaires ; municipales et régionales qui doivent favoriser la plus grande représentation citoyenne ; et peut-être même avant, des législatives, car sans majorité solide grâce à laquelle gouverner, la dissolution pourrait très vite devenir la dernière option démocratique à activer.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Une <a href="https://lafranceinsoumise.fr/2023/02/04/la-france-insoumise-ecrit-a-ses-partenaires-de-la-nupes/" target="_blank" rel="noopener">alliance à consolider et élargir</a>, au travers d’assemblées citoyennes locales, d’une Agora de personnalités qualifiées, d’un intergroupe toujours mieux coordonné.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Un <a href="https://lafranceinsoumise.fr/pour-une-majorite-populaire-renforcer-la-france-insoumise-pour-gagner/" target="_blank" rel="noopener">mouvement insoumis à renforcer, enraciner, développer</a> autour de l&rsquo;activité de ses groupes d’actions, ses équipes thématiques, son institut et autres pôles militants. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Un</span><span style="font-weight: 400;">·</span><span style="font-weight: 400;">e candidat</span><span style="font-weight: 400;">·</span><span style="font-weight: 400;">e prédidentiel·le à désigner, collectivement et consensuellement, qui devra faire mieux que Jean-Luc Mélenchon : défendre encore plus haut et fort notre programme jusqu’à la plus petite virgule ; formuler encore plus clairement notre stratégie de rupture et d’alternative ; convaincre et gagner encore plus profondément le respect des militant</span><span style="font-weight: 400;">·e</span><span style="font-weight: 400;">s, des dirigeant</span><span style="font-weight: 400;">·e</span><span style="font-weight: 400;">s et des organisations ; faire face encore plus fièrement, et sans jamais fléchir, à la détestation générale de tout le système dominant (notamment médiatique) au service de nos adversaires et ennemis…</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Bref, avant 2027, il y a encore beaucoup de taf à faire. Alors, au boulot !</span></p>
<p></p>


<p>L’article <a href="https://deputee-obono.fr/billet-d-humeur-avant-2027/">Billet d&rsquo;humeur &#8211; Mise en perspective : avant 2027</a> est apparu en premier sur <a href="https://deputee-obono.fr"></a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Billet d&#8217;humeur &#8211; Réforme des retraites : de la lutte de classe parlementaire</title>
		<link>https://deputee-obono.fr/billet-d-humeur-reforme-des-retraites-de-la-lutte-de-classe-parlementaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SiteDObonoWordpress2020]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Feb 2023 22:15:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Billets]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée nationale]]></category>
		<category><![CDATA[lutte de classe]]></category>
		<category><![CDATA[réforme des retraites]]></category>
		<category><![CDATA[retraite]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://deputee-obono.fr/?p=13365</guid>

					<description><![CDATA[<p>En relayant dans l’Assemblée la colère de la rue, nous, les Insoumis·es avons empêché Macron d'opposer la légitimité parlementaire à celle du mouvement populaire.</p>
<p>L’article <a href="https://deputee-obono.fr/billet-d-humeur-reforme-des-retraites-de-la-lutte-de-classe-parlementaire/">Billet d&rsquo;humeur &#8211; Réforme des retraites : de la lutte de classe parlementaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://deputee-obono.fr"></a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">Du travestissement des règles du débat pour offrir la motion référendaire à leurs alliés du RN, aux provocations et incidents de séances orchestrés pour faire diversion, en passant par les explications éclatées au sol pour justifier de refuser des repas étudiants à 1 euro et les silences coupables en réponse aux demandes de déport sur les votes qui mettaient nombre d’entre elles et eux en flagrants conflits d’intérêts, le débat sur les retraites à l’Assemblée nationale aura été, tout le long, marqué par toutes les tares du pouvoir macroniste.  </span></p>
<h3>Classe contre classe</h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Mais la scène la plus saisissante et la plus éminemment symbolique aura certainement été la dernière. La présidente macroniste de l’Assemblée, dont le seul titre de distinction pendant le précédent mandat était d’avoir brutalement sabordé la commission d’enquête sur l’affaire Macron/Benalla, et qui s’est illustrée, pendant tout l’examen du texte, par un autoritarisme, une partialité et une mauvaise fois inégalée à chaque fois qu’elle siégeait au perchoir, décide de couper court aux demandes de prise de parole, qui sont de droit, des dernièr·es orateur·trices, dont celle de Mathilde Panot, LFI &#8211; Nupes, alors qu’elle a laissé parler les celleux de Renaissance et LR. Elle donne autoritairement la parole au sinistre Dussopt pour qu’il fasse son œuvre : clore la séquence en activant l’article 47-1 de la Constitution qui </span><i><span style="font-weight: 400;">permet </span></i><span style="font-weight: 400;">(mais n’oblige pas) le gouvernement à arrêter la discussion et à transmettre le texte au Sénat. Le groupe LFI &#8211; Nupes se lève et s’en va en protestant. Nous entonnons le chant des Gilets jaunes. La Macronie, LR et le RN se lèvent, applaudissent le ministre qui, en plein craquage, le visage rouge et bouffie de rage, fulmine après nous, et entonnent la Marseillaise.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Au-delà du dévoiement inique de l’hymne national, ce moment dit tout ou presque de ce qui s’est joué tout le long de la séquence parlementaire mais sur lequel le commentariat médiatique et un certain nombre d’observateurs politiques bornés n’auront pas vu. Ce n’est rien moins qu’une forme de lutte des classes parlementaire qui s’est jouée ces 15 derniers jours dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Un affrontement classe contre classe, où les macronistes et ciottistes ont fait alliance avec les lepénistes pour contraindre l’expression du rejet populaire dans le carcan anti-démocratique de la 5ème République. En relayant dans l’Assemblée la colère de la rue, nous, les Insoumis·es avons empêché tous ces godillots au service du grand capital de voter la réforme des retraites. Nous avons dévoilé leurs mensonges et déjoué leur tentative de cadenasser le débat. Macron a échoué à opposer la légitimité parlementaire à celle du mouvement populaire. La balle est désormais dans le camp des salarié·es et du peuple. Nous avons gagné la première manche (celle de l&rsquo;opinion et de la mobilisation) et neutralisé le gouvernement dans la 2ème (phase parlementaire). La 3ème qui se prépare maintenant sera décisive.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Certain·es, dans le mouvement social et politique, ne partagent pas la même analyse de la séquence. C’est normal. Entre celles et ceux qui ont le nez dans le guidon et celles et ceux qui assistent de plus ou moins loin à la bataille, les points de vue sont assez logiquement différents. peuvent être que pas toujours convergents. Même entre celles et ceux qui sont en plein dedans, chaque pas, chaque avancée ou recul peut entraîner un revirement total ou partiel tactique. Au sein du groupe LFI &#8211; Nupes, nous avons pesé et soupesé chaque action et réaction, en tentant d’intégrer le maximum de paramètres, et en essayant de ne jamais perdre de vue l’essentiel : 1/notre objectif de faire échouer la validation de ce texte de les manières parlementaires possibles ; 2/faire preuve d’une détermination sans faille qui encourage la mobilisation sociale en cours à venir.  De ce point de vue, une partie de critiques entendues ici et là, outre leur caractère souvent méprisant et injuste, sont également problématiques au regard de la compréhension des enjeux et de l’intérêt de la bataille parlementaire.</span></p>
<h3>Théâtre parlementaire</h3>
<p><span style="font-weight: 400;">L’une des plus récurrente, qui est également révélatrice d’une certaine conception, de classe, du travail parlementaire, porte sur la manière dont nous avons mené cette bataille. Faisant souvent preuve d’une grande inculture politique, les plus réactionnaires se sont lamenté·es  du “niveau” et de la “tenue” de débats qu’iels avaient souvent très peu suivis, au-delà de quelques séquences ultra médiatisées. A les entendre, comparé au temps pas si ancien, béni et regretté où l’hémicycle était rempli de 70 à 90 % d’hommes blancs âgés de classe moyenne et supérieure, les échanges auraient été d’une indécence et d’une médiocrité consternantes. A celles et ceux là, la meilleure réponse est encore celle de Jean-Louis Debré, député de droite quasi sans interruption de 1986 à 2007 et président de l’Assemblée nationale de 2022 à 2007.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">“</span><i><span style="font-weight: 400;">Arrêtons l’hypocrisie, il n’y a absolument rien de nouveau. L’histoire de l’Assemblée, pour ceux qui la connaissent, déborde de débats houleux où les députés s’affrontent directement avec des invectives et parfois des coups. Le nombre de fois où il a fallu faire descendre les huissiers pour protéger les ministres au premier rang… Sans remonter trop loin, relisez les comptes rendus des débats lors de l’examen de la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, c’était ahurissant. Souvenons-nous aussi de l’examen des textes sur l’IVG , le pacs , le Contrat première embauche … Les mêmes procureurs déplorent l’obstruction parlementaire, oubliant qu’ils faisaient exactement la même chose il y a quelques années. Près de 140 000 amendements avaient été déposés sur la privatisation de GDF-Suez en 2006, quand j’étais président de l’Assemblée. Mais je crois, moi, que rien n’est plus dramatique que ces hémicycles où personne n’ose rien dire pour ne pas gêner tel ou tel. Il est préférable que l’Assemblée soit un reflet du pays</span></i><span style="font-weight: 400;">”(1).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Jean-Louis Debré a mille fois raison. Il est non seulement normal et sain que l’Assemblée nationale reflète l’état du pays, mais il est nécessaire sain qu’elle soit le théâtre </span><span style="font-weight: 400;">de toutes ses manifestations, y compris les plus virulentes et intempestives. Ce n’est pas un lieu neutre mais le champ d’expression par excellence des rapports de force et de domination politiques et sociaux, de la lutte des classes. C’est prévu pour cela. C’est ritualisé pour cela. La plupart du temps, classe dirigeante y débat et vote, dans un entre soi soigneusement entretenu, des politiques dont la violence et la cruauté sont masquées par la grammaire technocratique ou enrobées de professions de foi républicaines plus cyniques les unes que les autres. Et puis, de temps en temps, des voix discordantes y font bruyamment irruption et font de nouveau résonner tous les accents des révoltes et revendications populaires. Nous, Insoumis·es, nous inscrivons dans cette histoire et sommes fier·es de la perpétuer. Au cours des 5 dernières, nous avons été à la fois l’opposition politique la plus frontale et déterminée à la Macronie, et la première force d’alternatives (2). </span></p>
<h3>Rupture et rassemblement</h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Ce travail solide, sérieux, sur le fond et la forme, cette stratégie de conflictualité assumée et dosée, ont grandement participé au succès de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon en 2022 et la constitution de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (NUPES). Cette dernière n’a été possible que</span><b> </b><span style="font-weight: 400;">parce que nous avons assumé un programme et une stratégie de rupture. Au-delà des divergences d’appréciation tactiques, qui sont, en vérité des plus banales, dans un mouvement tel que celui qui existe aujourd’hui contre la réforme des retraites, ce qui est véritablement en jeu, dans ce débat, c’est où se trouve le centre de gravité de la lutte (dans l’institution ou en dehors) et où se trouve sa direction politique (orientation de rupture ou d’accommodement/alternance).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La Charte dite d’Amiens, </span><span style="font-weight: 400;">adoptée en octobre 1906 par le 9ème congrès de la CGT, assignait au syndicalisme comme double objectif et exigence la défense des revendications immédiates et quotidiennes des travailleurs, et la lutte pour une transformation d’ensemble de la société « par l’expropriation capitaliste », en totale indépendance des partis politiques et de l’État, le syndicalisme se suffisant à lui-même. Aujourd’hui, beaucoup d’organisations syndicales s’en réclament encore, ou du moins de son “esprit”, tout en ayant </span><span style="font-weight: 400;">globalement abandonné son contenu révolutionnaire. Elle est ainsi souvent invoquée pour refuser la “politisation” de la lutte syndicale qui ne devrait porter que sur des revendications professionnelles, alors que le texte voté en 1906 s’inscrivait au contraire dans la logique du syndicalisme révolutionnaire d’affirmation du rôle politique propre du syndicat. Malgré toutes ces limites, liées notamment au contexte particulier de son élaboration, c’est un texte qui garde beaucoup de pertinence. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Il permet notamment de mettre un peu en perspective une partie des débats que nous avons aujourd’hui qui n’ont absolument rien de nouveau. Forces politiques et syndicales ont toujours débattu, de manière parfois très vive, des stratégies et tactiques de la lutte, de leurs prérogatives respectives, de qui avaient la légitimité pour dire ou faire quoi. La France insoumise a toujours défendu et respecté l’autonomie des syndicats et organisations professionnelles, leur prééminence dans la détermination de la stratégie à mettre en œuvre parmi le salariat, au premier niveau de la confrontation directe entre le capital et le travail. Et si nous avons des avis ou suggestions sur le sujet, nous ne nous sommes jamais permis de les faire connaître autrement qu’au travers de discussions bilatérales ou multilatérales entre nous. Nous n’en attendons ni plus, ni moins, en sens inverse. Nous n’avons jamais dénoncé l’expression de points de vue syndicaux sur des sujets propres au champ politique voire parlementaire. Nous les avons même parfois nous-mêmes sollicités. Et il est crucial que dans une bataille de l’ampleur de celle qui est actuellement en cours, nous échangions et nous nous coordonnions encore plus fortement. Mais le respect de l’autonomie, des prérogatives et de l’intelligence des uns et des autres ne peut être à sens unique. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Après 15 jours d’une intense bataille parlementaire, où notre camp a marqué des points, tout en évitant que le gouvernement puisse crier victoire, quel est le sens, l’intérêt de participer publiquement au récit contraire qui vise à diminuer et dénigrer les prises que nous avons réussi à faire. Qui cela sert-il ? En quoi cela aide-t-il la mobilisation ? Aucune divergences tactiques ne saurait justifier de concéder le moindre millimètre de terrain à l’adversaire macroniste et à l’ennemi fasciste, en plein milieu de la bataille. Le moment que nous vivons appelle à chacun, chacune d’entre nous et tous·tes collectivement à s’élever au-dessus des calculs d’appareils et des querelles de personnes. Aucun·e d’entre nous ne gagnera au détriment des autres. Nous gagnerons ensemble ou perdrons chacun et chacune de son côté. Maintenant que le centre de gravité s’est re-déplacé dans l’arène première de la lutte des classes, notre tâche est de maximiser nos forces et le rapport en faveur de notre camp, pour gagner. Comme à chaque campagne et à chaque mobilisation, La France insoumise sera, dans les prochains jours et les prochaines semaines, toute entière tournée vers l’accomplissement de cet objectif.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">(1) </span><i><span style="font-weight: 400;">Libération</span></i><span style="font-weight: 400;">, “<a href="https://www.liberation.fr/politique/jean-louis-debre-a-lassemblee-nationale-on-nest-pas-la-pour-boire-le-the-20230209_6BKYII5P2NCQRN7VGIN6H2EY3Q/" target="_blank" rel="noopener">Jean-Louis Debré sur les débats à l’Assemblée : « On n’est pas là pour boire le thé »</a>”, 09/02/23</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">(2) </span><span style="font-weight: 400;">LFI, </span><a href="https://lafranceinsoumise.fr/assemblee-nationale/bilan-4-ans-mandat-groupe-parlementaire-lfi/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Bilan des 4 ans de mandat du groupe parlementaire La France insoumise</span></a><span style="font-weight: 400;">, octobre 2021</span></p>
<p></p>


<p>L’article <a href="https://deputee-obono.fr/billet-d-humeur-reforme-des-retraites-de-la-lutte-de-classe-parlementaire/">Billet d&rsquo;humeur &#8211; Réforme des retraites : de la lutte de classe parlementaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://deputee-obono.fr"></a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Billet d&#8217;humeur : portrait(s), espoir et résistance</title>
		<link>https://deputee-obono.fr/portraits-espoir-resistance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SiteDObonoWordpress2020]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Mar 2021 18:37:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Billets]]></category>
		<category><![CDATA[espoir]]></category>
		<category><![CDATA[portrait]]></category>
		<category><![CDATA[résistance]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://deputee-obono.fr/?p=10842</guid>

					<description><![CDATA[<p>Merci à Roxane pour son magnifique portrait, et à toutes celles et ceux qui m’ont tendu leurs micros avec bienveillance. </p>
<p>L’article <a href="https://deputee-obono.fr/portraits-espoir-resistance/">Billet d&rsquo;humeur : portrait(s), espoir et résistance</a> est apparu en premier sur <a href="https://deputee-obono.fr"></a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Très touchée par ce magnifique portrait de Danièle Obono réalisé par la talentueuse Roxane S. alias “Poudre de Chimère” à l’occasion du 8 mars.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">➡️Voir la vidéo de son élaboration <a href="https://youtu.be/kx6h5vluEzA" target="_blank" rel="noopener">ici</a>.</span><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Depuis quatre ans, il y a eu beaucoup d’horreurs dites, écrites et dessinées à mon sujet, mais aussi quelques chouettes échanges, intéressants, enrichissants, qui rendent compte assez honnêtement de mon parcours et mes engagements. A chaque fois, j’ai essayé d’y transmettre la passion et l’espoir qui me portent et qu’a su si bien rendre Roxane dans son tableau. Merci à elle pour ça, et à celles et ceux qui m’ont tendu leurs micros avec bienveillance. ⬇️ </span></p>
<p><b>Entretiens </b></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">“<a href="https://www.revue-ballast.fr/daniele-obono/" target="_blank" rel="noopener">Danièle Obono : « Il faut toujours être dans le mouvement de masse »</a>”, </span><i><span style="font-weight: 400;">Ballast</span></i><span style="font-weight: 400;">, 03/07/17 </span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">“<a href="https://www.liberation.fr/france/2017/07/09/daniele-obono-vivre-la-france_1582687/" target="_blank" rel="noopener">Danièle Obono, viv(r)e la république</a>”, </span><i><span style="font-weight: 400;">Libération</span></i><span style="font-weight: 400;">, 9/07/17</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">“<a href="https://lafrolesite.wordpress.com/2017/10/09/fraicheswomen2017-n9-daniele-obono-deputee-a-lassemblee-nationale/" target="_blank" rel="noopener">#Fraicheswomen2017 n°9 : Danièle Obono, députée à l’Assemblée nationale</a>”, </span><i><span style="font-weight: 400;">Lafrolesite</span></i><span style="font-weight: 400;">, 09/10/17.</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">“<a href="https://chronik.fr/daniele-obono-en-jouant-sur-les-peurs-on-cadenasse-la-pensee.html" target="_blank" rel="noopener">Danièle Obono : « En jouant sur les peurs, on cadenasse la pensée »</a>”, </span><i><span style="font-weight: 400;">Chronik</span></i><span style="font-weight: 400;">, 17/10/17.</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">“<a href="https://soundcloud.com/nouvelles-ecoutes/la-poudre-episode-27-daniele-obono" target="_blank" rel="noopener">La poudre &#8211; épisode 27 &#8211; Danièle Obono</a>”, 05/04/18.</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">“</span><a href="https://www.liberation.fr/politiques/2019/03/22/daniele-obono-je-revais-d-etre-une-x-woman-tornade_1716721" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Danièle Obono : «Je rêvais d&rsquo;être une X-Woman : Tornade»</span></a><span style="font-weight: 400;">”, </span><i><span style="font-weight: 400;">Libération</span></i><span style="font-weight: 400;">,</span> <span style="font-weight: 400;">22/03/19.</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">“<a href="https://www.contretemps.eu/entretien-daniele-obono/" target="_blank" rel="noopener">« Ce qui est en jeu, c’est la construction d’une majorité de rupture et d’alternative »</a>”, </span><i><span style="font-weight: 400;">Contretemps</span></i><span style="font-weight: 400;">, 08/07/20</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">“<a href="https://www.lesinrocks.com/actu/daniele-obono-le-barrage-contre-lextreme-droite-sest-ecroule-il-y-a-longtemps-179224-03-09-2020/" target="_blank" rel="noopener">Le barrage contre l’extrême droite s’est écroulé il y a longtemps</a>”, </span><i><span style="font-weight: 400;">Les Inrocks</span></i><span style="font-weight: 400;">, 03/09/20.</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">“<a href="https://www.franceculture.fr/emissions/politique/la-republique-une-et-indivisible" target="_blank" rel="noopener">Politique ! &#8211; Danièle Obono, députée LFI de Paris</a>”, </span><i><span style="font-weight: 400;">France culture</span></i><span style="font-weight: 400;">, 19/09/20</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">“ <a href="https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/altermondialiste-afro-feministe-anti-imperialiste-anti-raciste-anti-liberale" target="_blank" rel="noopener">Altermondialiste, afro-féministe, anti-impérialiste, anti-raciste, anti-libérale, anti-islamophobe, panafricaniste, bolcho-trotsko-marxiste : Là-bas rencontre « sa » députée, Danièle Obono</a>”, </span><i><span style="font-weight: 400;">Là-bas si j’y suis</span></i><span style="font-weight: 400;">, 02/03/21.</span><span style="font-weight: 400;">  </span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">“<a href="https://www.podcastics.com/podcast/episode/femmes-dinfluence-dani%C3%A8le-obono-68141/" target="_blank" rel="noopener">Femmes d&rsquo;influence &#8211; Danièle Obono</a>”, <em>Dans l’oreille de Charles</em>, 05/03/21.</span></li>
</ul>
<p><b>Billets</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">“<a href="https://deputee-obono.fr/ma-france-insoumise/" target="_blank" rel="noopener">Ma France insoumise</a>”,  24/06/17.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">“<a href="https://deputee-obono.fr/et-si-on-parlait-politique/" target="_blank" rel="noopener">Et si on parlait politique ?</a>”, 15/10/17.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">“<a href="https://deputee-obono.fr/dans-la-tourmente/" target="_blank" rel="noopener">Dans la tourmente</a>”, 06/09/20.</span></p>
<p></p>


<p>L’article <a href="https://deputee-obono.fr/portraits-espoir-resistance/">Billet d&rsquo;humeur : portrait(s), espoir et résistance</a> est apparu en premier sur <a href="https://deputee-obono.fr"></a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Actualités &#8211; International : Trump vaincu, la lutte continue !</title>
		<link>https://deputee-obono.fr/actualites-international-etats-unis-election-presidentielle-trump-vaincu-la-lutte-continue/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SiteDObonoWordpress2020]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Nov 2020 22:36:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Billets]]></category>
		<category><![CDATA[élection présidentielle 2020]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis d'Amérique]]></category>
		<category><![CDATA[international]]></category>
		<category><![CDATA[Trump]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://deputee-obono.fr/?p=10007</guid>

					<description><![CDATA[<p>La défaite de Donald Trump à l'élection présidentielle est une BONNE nouvelle, un soulagement pour beaucoup, et une victoire des progressistes, de la jeunesse, des salarié·es et du peuple états-unien qui s'est fortement mobilisé contre lui.</p>
<p>L’article <a href="https://deputee-obono.fr/actualites-international-etats-unis-election-presidentielle-trump-vaincu-la-lutte-continue/">Actualités &#8211; International : Trump vaincu, la lutte continue !</a> est apparu en premier sur <a href="https://deputee-obono.fr"></a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La défaite de Donald Trump à l’élection présidentielle aux Etats-Unis d’Amérique, est une BONNE nouvelle. Nous avons, pour beaucoup, retenu notre souffle au cours des derniers jours, et poussé un soupir de soulagement à l’annonce des résultats définitifs. Ne boudons pas ces quelques minutes de satisfaction ici, et le plaisir de voir la joie des nôtres là-bas, Bernie and the Squad+++, la jeunesse pour le climat et contre les violences policières, les salarié·es en lutte pour l’accès à la santé et le salaire minimum, d’avoir mis fin, par leurs efforts, à 4 ans d’un pouvoir autoritaire et réactionnaire. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ce vote, c’est bien celui d’une majorité du peuple états-unien, dans toute sa diversité sociale, économique et culturelle, d’avoir qui a infligé une défaite à un suprémaciste blanc, réactionnaire, sexiste, xénophobe, climaticide et qui a intensifié les lignes de fractures au niveau international par un impérialiste économique virulent. S’en réjouir, sans excès et illusions grandiloquentes, c&rsquo;est plutôt aller dans un sens de l&rsquo;Histoire que l&rsquo;on préfère à l&rsquo;alternative de voir la malgré tout toujours principale puissance mondiale dirigée pendant 4 ans par un néofasciste.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le &lsquo;trumpisme&rsquo; et ses effets délétères sur le parti républicain et sur une partie des classes populaires (et pas que les ouvrier·es blanc·hes, car il a un peu élargi ses voix y compris chez des latinx, afro-etatsuniens&#8230;) sont profonds et portent en germe de futures confrontations, au delà même de la bataille juridique de semble vouloir engager Donald Trump. D’autant que Joe Biden et Kamala Harris ne représentent pas une alternative au néolibéralisme ni à l’impérialisme états-unien, bien au contraire. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le président élu, sa vice-présidente &#8211; dont tous et toutes les commentateur·trices n’ont pas de problème à souligner que c’est la première femme noire  à occuper ce poste &#8211; et la direction du parti démocrate vont reprendre l’œuvre de Clinton et d’Obama, à savoir : représenter et défendre les intérêts d’un Empire d’autant plus désespéré qu’il est déclinant, néolibéral, militariste et anti-écologique. Ce même gens ont d’ailleurs déjà commencé à s’attaquer à la gauche, dont les forces vives ont pourtant aidé à la mobilisation électorale et à la victoire de Biden dans des Etats clés comme le Minnesota et le Michigan, tout en formulant des messages de conciliation avec le parti républicain.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ce que cette défaite permet, c’est de donner un peu de temps et de respiration aux nôtres, la gauche populaire et de rupture, pour souffler un peu, reprendre des forces, et se relancer dans la bataille qui a déjà recommencé. Celles et ceux là ne vont pas retourner au Brunch (comme le voudrait Obama), ne vont pas lâcher l’affaire. Et nous non plus ! Message à Emmanuel “My dear friend Trump” Macron, qui essaie de faire le gratteur :  t’es le suivant !</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">RDV dans la lutte. ✊🏾</span></p>
<p></p>


<p>L’article <a href="https://deputee-obono.fr/actualites-international-etats-unis-election-presidentielle-trump-vaincu-la-lutte-continue/">Actualités &#8211; International : Trump vaincu, la lutte continue !</a> est apparu en premier sur <a href="https://deputee-obono.fr"></a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Billet d&#8217;humeur : dans la tourmente</title>
		<link>https://deputee-obono.fr/dans-la-tourmente/</link>
					<comments>https://deputee-obono.fr/dans-la-tourmente/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[SiteDObonoWordpress2020]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Sep 2020 18:18:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Billets]]></category>
		<category><![CDATA[Bourdin direct]]></category>
		<category><![CDATA[Charlie Hebdo]]></category>
		<category><![CDATA[extrême-droite]]></category>
		<category><![CDATA[insurrection]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[LFI]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>
		<category><![CDATA[sexisme]]></category>
		<category><![CDATA[Valeurs actuelles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://deputee-obono.fr/?p=9573</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans la tourmente. Je me détache. J'accuse le coup. Je réponds. Je m'insurge. Je doute. Je tiens tête. Je respire un grand coup. Je replonge.</p>
<p>L’article <a href="https://deputee-obono.fr/dans-la-tourmente/">Billet d&rsquo;humeur : dans la tourmente</a> est apparu en premier sur <a href="https://deputee-obono.fr"></a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p></p>
<p><b>Dans la tourmente</b></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">Comment ça va ?</span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Je ne sais pas. Ca dépend des jours. Ca dépend des moments. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pendant un temps, il y a eu une forme de détachement, de distanciation, de dissociation. Une mise à distance instinctive, nécessaire, qui s’opère. Comme un réflexe de protection. Et plus le bruit enfle, prend des proportions inhabituelles, plus le sentiment d’irréalité s’amplifie. Puis soudain, le venin perce la bulle. La réalité vous rattrape. On accuse le coup. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les premières notifications ne m’ont pas surprise. Ou à peine. Un léger tressaillement. Encore ?! C’est quoi, cette fois ? Ah oui, “Valeurs actuelles”&#8230; Qu’est-ce qu’ils ont encore commis ? Un énième article injurieux et diffamant… Bon, comme d’hab. Je survole. Pas besoin de perdre son temps. C’est les vacances. On déconnecte.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Mais ça tourne, ça tourne. D’autres réagissent. Ceux qui les surveillent et savent la profondeur de leurs obsessions. Celles qui n’en ont pas l’habitude et ne sont pas préparées au choc, à la violence des images et des mots. Les réactions des camarades et ami·es finissent par m’interpeller. Je vois le message de Mathilde. Et celui d’Antoine, brûlant d’indignation. Alors je m’arrête et je regarde. Je lis. Un ange passe. Il fait beau à Marseille ce jour là. Je suis avec le petit et les filles. J’avais prévu de gratter encore quelques jours pour profiter de la famille, des ami·es, des insouciantes discussions sur les mérites des incantations qu’on apprend à Poudlard, des vidéos de Tata et du kongossa sur les réseaux sociaux, des photos de vacances&#8230;De la vie, avant la politique. Mais la politique me rattrape. Me met des fers au cou, m’enchaîne et me précipite au sol, jetée en pâture à la haine raciste et sexiste. </span></p>
<p><b>Une députée esclavisée : la République souillée </b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Je reviens plusieurs fois sur cette image. Son poison s’incruste dans ma rétine, l’odeur fétide de l’injure me soulève le cœur. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L’injure faite à ma personne, à mes ancêtres, à mon mouvement. A toutes celles et ceux que je représente, moi, Danièle Obono, députée de la nation. A toutes celles et ceux, des enfants aux grands parents, qui me disent, depuis trois ans, se voir en moi, se reconnaître en moi, s’identifier à moi, se sentir représenté·es par moi, et en être fièr·es. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L’injure qui résonne comme une claque : “Tu n’es pas chez toi, ici. Que tu sois né·e ici ou que tu viennes d’arriver. Que tes parents soient nés à l&rsquo;étranger ou de nationalité française depuis 5, 6 7, 8 générations. Que tu sois écolier·e, femme de ménage, start-uper, Bérichon ou Montpelliéraine, tu n’es et ne seras jamais que la couleur de ta peau ou le voile de ta religion. Et si tu n’es pas content·e de la manière dont on te traite et te maltraite, retourne dans ton pays !”</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cette attaque n’arrive pas de nulle part. Tout comme toutes celles que je subies depuis que je suis élue. Elle a été rendue possible par un contexte, un climat devenu toxique, irrespirable du fait de la lepénisation et de la zemmourisation de la vie politique et médiatique. Des années de banalisation, de légitimation par le système. Un terreau fertile à la haine que les gouvernements successifs ont fabriqué, au milieu de leurs politiques anti-sociales et antidémocratiques : discours sécuritaires ; instrumentalisation du malheur des migrant·es ; déni du racisme structurel, c’est-à-dire du racisme réel, quotidien ; absence d’action de lutte contre les discriminations à l’emploi, au logement, etc.; répression des mouvements sociaux, gilets jaunes, jeunesses, quartiers populaires… </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Face aux mobilisations anti-racistes des derniers mois et à l’intensification de la remise en cause de ces violences et discriminations systémiques, les réactions conservatrice et identitaire ne se sont pas faites attendre : depuis le coeur du pouvoir fustigeant la recherche universitaire et agitant les épouvantails du “communautaro-séparatisme” jusqu’aux digues républicaines rompues depuis longtemps qui ont laissé s’épancher toute la violence verbale et parfois physique de l’extrême droite. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Mais c’était le coup de trop. Le crachat qui a fait déborder le vase. Tout le monde a été éclaboussé. À travers cette image d’une députée de la nation avilie et esclavisée, c’est la République toute entière qui a été souillée. </span></p>
<p><b>Il faut que Justice soit rendue</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">C’est cette image que je retourne au vu de tous et toutes, comme un miroir où chacun·e doit se regarder en face. Effet boomerang. Condamnations quasi unanimes, à quelques “si” et “mais” près. Le  “quand même…” n’est pas loin, mais se fait discret, défensif. Le message présidentiel est clair : ces gens, jugés respectables il y a encore peu, sont allés trop loin. C’est important. Un sursaut républicain bienvenu. Le signal, peut-être, d’une prise de conscience du danger mortifère d’une certaine stratégie. Peut-être&#8230;Ou pas. Peu importe. Ce qui devait être dit a été dit. Et dans tous les cas, nous, nous ne nous arrêterons pas là. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Je décide de porter plainte, ainsi que La France insoumise. Après mûre réflexion, parce que ce sont des matières juridiques difficiles. Et précisément pour cela. La loi doit mieux protéger les victimes. Pas seulement moi, mais toutes celles et ceux qui ont été attaqué·es par ce texte raciste et xénophobe dans son essence. Toutes celles et ceux qui se battent contre un racisme quotidien. Toutes les jeunes femmes qui ont pu prendre pour elles-mêmes le portrait avilissant et profondément sexiste d’une esclave nue et enchaînée. Celles qui se sont dit : si l’on a le droit de faire cela à une députée, à une représentante de la Nation, alors qu’en est-il pour moi ? Qui me protège ? Il faut que Justice soit rendue. L’injure doit être sanctionnée.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le soutien public et anonyme est immense, bouleversant, réconfortant. Je vais en avoir besoin. Car la contre-offensive n’est pas loin. Avant même d’avoir pu annoncer publiquement ma décision, me voilà passée de victime à coupable. </span></p>
<p><b>Tribunal médiatique</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Bourdin Direct. Je me suis préparée, avec l’aide des camarades. Je me doutais de ce qui m’attendait. Mais on n’imagine jamais à quel point nos existences sont insupportables à certain·es qui n’ont de cesse de vouloir les diminuer et dévaluer.</span></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">Accusée Obono, prenez place</span></i><span style="font-weight: 400;">. </span><i><span style="font-weight: 400;">Alors, “Charlie” ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi n’avez vous pas pleuré “Charlie” ? Comment ça vous n’êtes pas “Charlie” ? Et ces injures, cette violence, quand même, ne les avez vous pas cherchées ?</span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;">J’essaie d’expliquer. Les mots se bousculent dans ma tête et dans ma gorge. Certains sortent. D’autres restent coincés.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Un crime atroce a été commis, qui a bouleversé tout le pays et le monde entier, nous a individuellement tous et toutes affecté·es, directement ou indirectement, d’une manière ou d’une autre, et dont le traumatisme est encore présent et nous travaille. Ce procès est un moment fondamental pour nous toutes. Ça doit être un moment de débat et d’interrogations sur : comment lutter contre les actes de terrorisme ; comment prévenir la commission de ces actes; comment y répondre, individuellement et collectivement ? Est-ce que c’est “œil pour œil, dent pour dent” ou c’est la justice? Je crois en la Justice, en cet idéal de la justice rendue au nom du peuple, et qui est un processus collectif de questionnements, de décision et de réparation. Ce moment important ne doit pas être rabaissé à de basses polémiques. Ce moment important ne doit pas servir à attaquer celles et ceux avec lesquel·les on est en désaccord, traîner mon nom dans la boue, jeter à mon visage un bout de phrase, sorti de son contexte, déformé, pour disqualifier mes idées. Ne participez pas à cela, monsieur Bourdin. C’est trop grave, trop important.</span></p>
<p><b>Ne suis-je pas un être humain ?</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Monsieur Bourdin, pour qui me prenez-vous ? Pour une sociopathe ? Vous vous rendez compte de ce que vous m’obligez à faire ? À justifier de mon humanité. À devoir expliquer que comme des millions d’autres êtres humains j’ai été dévastée par ce crime, par ces morts. Celle d’une psychanalyste comme celle d’un gardien de la paix, celles de journalistes comme celles d’employés, de toutes ces personnes horriblement massacrées.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Monsieur Bourdin, pensez-vous que je n’ai pas de cœur, de conscience et de respect pour les morts ? Tout le texte que j’ai écris en 2015 ne parle que de ça. Des morts. De mes morts, personnelles et politiques. Des traumatismes passés, présents et à venir. Du détachement. Du dilemme impossible pour moi à résoudre. Entre adhésion et répulsion. Nécessité de faire front, d’être avec mes ami·es et camarades dans moment si dur et terrifiant, et impossibilité à marcher au pas de l’unité nationale aux côtés des pires dictateurs de la planète. Le choc des crimes et le souvenir des blessures. Un tumulte intérieur qui avait besoin de s’exprimer et ne pouvait être réduit au silence par l’injonction manichéenne à “être ou ne pas être “Charlie”.</span></p>
<p><b>Les Tartuffes de la liberté d’expression</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Si mon propos a d’une quelconque manière, heurté, blessé, des victimes, des familles, des ami·es, des proches des victimes &#8211; et j’en connais, monsieur Bourdin, j’en connais des très proches, que je respecte et que j’aime énormément &#8211; alors j’en suis profondément désolée. Et c’est d&rsquo;ailleurs pour cela que je ne permettrais plus que ces propos soient instrumentalisés d’une manière qui ravive ces douleurs par des Tartuffes de la liberté d’expression. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Vous pouvez, monsieur Bourdin, être en désaccord avec le fond de ma critique. Je n’ai pas peur de la juste polémique, du débat, même dur. Je ne fais que cela, débattre, discuter, échanger, depuis près de 20 ans que je me suis engagée politiquement pour changer le monde. Et encore plus depuis 3 ans, avec mes camarades à l’Assemblée nationale. Nos collègues de la majorité vous le confirmeront : nous n’avons jamais eu peur du débat, bien au contraire !</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Mais là, comme trop souvent, il ne s’agit pas de débat. Il s’agit d’injures. Monsieur Bourdin, n’insultez pas mon humanité. Ne m’assimilez pas à des meurtriers. N’insultez pas mon intelligence. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. N’instrumentalisez pas ce que j’ai dit en le déformant pour des raisons bassement médiatiques ou politiciennes. Ne me dites pas, à moi ou à celles et ceux qui pourraient partager mes questionnements et critiques : “Si tu n’es pas contente ou pas d’accord, tais-toi et rentre chez toi”. En brandissant comme étendard de la seule vérité possible et qui impose de manière brutale et manichéenne d’ “être ou ne pas être Charlie”. </span></p>
<p><b>Halte à la mauvaise foi et aux ignominies</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ne participez pas à cette hideuse entreprise, monsieur Bourdin. À ce qu’a fait cet horrible personnage, Eric Zemmour, en mentant éhontément, en me diffamant, sans qu’aucune des personnes présentes supposément “journalistes”, dont une ancienne membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel, n’objecte ou n’apporte des corrections. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Eric Zemmour ment purement et simplement. Sans doute parce qu’il lui est trop insupportable qu’une femme noire, députée, puisse mener la tête haute un combat pour l’égalité et contre le racisme. Je n’ai pas refusé de dire “Vive la France”, j’ai demandé pourquoi on me le demandait à moi, et uniquement à moi, tout juste élue, sinon parce que je suis noire et que je suis née à l’étranger, ce qui me rend sans doute “moins française” que d’autres à ses yeux. Je n’ai rien organisé d’“interdit” aux “blancs”, j’ai défendu le droit des personnes concernées par un problème de se réunir, si elles le souhaitent, pour en parler. Quant à la phrase sur Mohammed Merah, c’est une pure ignominie. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ne lui emboîtez pas le pas, monsieur Bourdin. Ni vous, ni aucune personne de bonne foi qui écoute. Critiquez-moi sur la base de mes positions argumentées, pas sur la foi de morbides fantasmes et falsifications.  </span></p>
<p><b>Rendez-vous dans la lutte</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Je ne sais pas si j’ai été entendue. Les camarades et ami·es m’ont félicité, mais le doute et la frustration persistent. Le parasitage politico-médiatique, de l’extrême-droite à celles et ceux qui n’ont désormais de gauche que l’étiquette rose délavée, reprend de plus belle après une furtive accalmie. La lutte continue. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Respirer un bon coup. Reprendre des forces en répondant d’un mot, d’une phrase, d’un sourire aux centaines de messages reçus. Dire merci aux ancêtres et encourager les plus jeunes. Levez la tête et soyez fier·es de ce que vous êtes ! Vous êtes ici chez vous. Et chaque fois qu’une chose vous heurte, chaque fois qu’une des injustices de cette société si terriblement, violemment inégalitaire, vous indigne, vous avez le droit, le devoir même, de vous rebeller contre un ordre injuste, de vouloir changer le monde, de vous engager et de vous mobiliser pour le faire. Indignez-vous ! Insurgez-vous ! Faites entendre l’appel universel à l’insoumission de la Grande Révolution : “Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple </span><i><span style="font-weight: 400;">et pour chaque portion du peuple</span></i><span style="font-weight: 400;">, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs”.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Respirer un bon coup. Entendre au lointain monter le chant arc-en-ciel qui bat le pavé. “On est là ! Même si les rageux·ses et les haineux·ses ne le veulent pas, nous on est là ! Pour l’honneur des travailleur·euses et pour un monde meilleur, nous on est là !” Oui, on est là. On ne partira pas, on ne se résignera pas, on ne soumettra pas. On va s’organiser, se battre, résister. Et à la fin, c’est nous qu’on va gagner.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Respirer un bon coup. Replonger dans la tourmente. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Rendez-vous dans la lutte.</span></p>
<p></p>


<p>L’article <a href="https://deputee-obono.fr/dans-la-tourmente/">Billet d&rsquo;humeur : dans la tourmente</a> est apparu en premier sur <a href="https://deputee-obono.fr"></a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://deputee-obono.fr/dans-la-tourmente/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>5</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Egalité &#8211; Islamophobie : ensemble contre toutes les discriminations !</title>
		<link>https://deputee-obono.fr/islamophobie-apprenons-comprenons-et-agissons-ensemble-contre-toutes-les-discriminations/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SiteDObonoWordpress2020]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Aug 2019 08:01:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Billets]]></category>
		<category><![CDATA[discrimination]]></category>
		<category><![CDATA[égalite]]></category>
		<category><![CDATA[égalite des droits]]></category>
		<category><![CDATA[islamophobie]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://deputee-obono.fr/?p=6149</guid>

					<description><![CDATA[<p>Par Danièle OBONO, députée de Paris, membre du groupe parlementaire de La France insoumise à l'Assemblée nationale</p>
<p>L’article <a href="https://deputee-obono.fr/islamophobie-apprenons-comprenons-et-agissons-ensemble-contre-toutes-les-discriminations/">Egalité &#8211; Islamophobie : ensemble contre toutes les discriminations !</a> est apparu en premier sur <a href="https://deputee-obono.fr"></a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p></p>
<p><em><span style="color: #000000;">Par Danièle OBONO, députée de Paris, membre du groupe parlementaire de La France insoumise à l&rsquo;Assemblée nationale</span></em></p>
<p><span style="color: #000000;">Je suis (et fière d&rsquo;être) membre, militante, élue de La France insoumise, un mouvement révolutionnaire, éco-socialiste, laïque et antiraciste. Qui ne défend pas « le droit d&rsquo;être islamophobe ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">L&rsquo;islamophobie, telle que définie aujourd&rsquo;hui par la grande majorité des personnes concernées, des institutions nationales et internationales, des scientifiques, etc., désigne le racisme envers les personnes de confession musulmane, réelle ou supposée et/ou de leur religion, l&rsquo;Islam. C&rsquo;e<span class="text_exposed_show">st ainsi que j&#8217;emploie, moi aussi, ce terme pour désigner une oppression raciste que je combats. Mais ce n&rsquo;est pas ainsi que l&rsquo;entendent une partie de mes camarades qui combattent, pourtant, le même système d&rsquo;oppression. </span><span class="text_exposed_show">Malgré cela, nous défendons, ensemble, la liberté de conscience et de culte, le droit au débat, à la critique des religions et l&rsquo;égalité des droits. Nous combattons, ensemble, avec fermeté et détermination, toutes les formes, actes, propos racistes et discriminants. Et nous dénonçons, ensemble, toutes les instrumentalisations et déformations de la laïcité à des fins racistes et stigmatisantes, ainsi que toute instrumentalisation de la religion à des fins politiques.</span></span></p>
<p><span class="text_exposed_show"><span style="color: #000000;">Nous l&rsquo;avons écrit ensemble dans <a href="https://avenirencommun.fr/l…/livret-racisme-discriminations/" target="_blank" rel="noopener">notre programme et nos livrets</a></span><span style="color: #000000;">. Nous l&rsquo;avons débattu dans <a href="https://deputee-obono.fr/colloque-egalite-des-droits-lutte…/" target="_blank" rel="noopener">quelques unes de nos initiatives</a></span><span style="color: #000000;">. Nous le mettons en pratique au quotidien, dans les luttes et dans les institutions.</span></span></p>
<p><span class="text_exposed_show" style="color: #000000;">C&rsquo;est une question de principes, de valeurs, et même, pour quelques un·es d&rsquo;entre nous, une question tout simplement de survie, mentale, émotionnelle et physique. C&rsquo;est aussi une question de stratégie. Fédérer le « peuple » ne signifie pas fondre un peuple abstrait, imaginaire dans un moule parfait qui ressemblerait à ce à quoi on s&rsquo;imagine qu&rsquo;il doit ressembler (ce qui signifie souvent à nous-mêmes). Fédérer le peuple, pour moi, nécessite de fédérer toutes les couleurs, variétés, diversités, énergies du peuple dans une dynamique d&rsquo;alliances qui, plutôt que d&rsquo;effacer ce qui fait de nous des êtres singuliers et multiples, se nourrit de toutes nos identités et des ressorts de luttes, de résistance, de créativité et d&rsquo;émancipation individuelle et collective qu&rsquo;elles produisent.</span></p>
<p><span class="text_exposed_show" style="color: #000000;">Mais pour réussir cela, il ne suffit pas d&rsquo;énoncer ces principes, théoriquement, abstraitement. Il faut les faire vivre. Il faut parfois, pour certain·es, se rendre compte d&rsquo;où elles et ils pensent et parlent, et apprendre à se taire, à juste écouter, entendre, apprendre, comprendre. Cela ne signifie pas qu&rsquo;on sera aussitôt ou au final d&rsquo;accord sur ou convaincu·e par tout. Mais c&rsquo;est une des conditions pour pouvoir vraiment débattre, et le faire avec respect et bienveillance, y compris de nos désaccords. Pour pouvoir agir ensemble et construire des ponts, des alliances, des possibles avenirs en commun.</span></p>
<p><span class="text_exposed_show" style="color: #000000;">Alors oui, discutons, apprenons, agissons.</span></p>
<p></p>


<p>L’article <a href="https://deputee-obono.fr/islamophobie-apprenons-comprenons-et-agissons-ensemble-contre-toutes-les-discriminations/">Egalité &#8211; Islamophobie : ensemble contre toutes les discriminations !</a> est apparu en premier sur <a href="https://deputee-obono.fr"></a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Billet d&#8217;humeur : et si on parlait politique?</title>
		<link>https://deputee-obono.fr/et-si-on-parlait-politique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SiteDObonoWordpress2020]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Oct 2017 09:10:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Billets]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://deputee-obono.fr/?p=4305</guid>

					<description><![CDATA[<p>« Audacter calomniare semper aliquid haere ». Et bien non, mesdames et messieurs les censeurs, vous ne nous, vous ne me ferez ni taire ni marcher au pas !</p>
<p>L’article <a href="https://deputee-obono.fr/et-si-on-parlait-politique/">Billet d&rsquo;humeur : et si on parlait politique?</a> est apparu en premier sur <a href="https://deputee-obono.fr"></a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><br />
</p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><em class="text-muted"><small>Crédit photo  : Stéphane Burlot &#8211; 2017</small></em></span></p>
<p></p>
<p><span style="color: #000000;"><em>Billet initialement parue sur “Le Club”, l’espace de libre expression des abonnés de Mediapart le 15/10/2017</em></span></p>
<p><b>« <i>Audacter calomniare semper aliquid haere</i> »</b></p>
<div class="content-article">
<p>Mercredi 11 octobre dernier, l’Assemblée nationale a adopté en seconde lecture le projet de loi « renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme ». Ce texte est critiqué depuis plusieurs mois par l’ensemble des organisations de défense des droits humains (Ligue des droits de l’Homme, Amnesty International, Human Right Watch, ONU…) et de nombreuses associations de magistrat·e·s, d’avocat·e·s, de citoyen·ne·s&#8230; Parce qu’il fait reculer l’Etat de droit et les libertés démocratiques, parce qu’il passe à côté de ce qu’il faudrait faire pour prévenir efficacement les actes de terrorisme, parce qu’il participe à la stigmatisation de nombreux secteurs de la population. Raisons pour lesquelles le groupe parlementaire de la France insoumise s’y est opposé tout en soumettant des propositions alternatives (voir, entre autres, <a class="external" href="https://www.youtube.com/watch?v=5fHJ5yHwRxQ" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ici</a> et <a class="external" href="https://www.youtube.com/watch?v=wlvnBiC8-oU" target="_blank" rel="noopener noreferrer">là</a> les interventions argumentées d’Ugo Bernalicis et les miennes sur le sujet). Mais de tout cela, le grand public, les citoyen·ne·s n’en sauront rien. En tous cas pas par la voix des principaux grands media. L’important débat national qu’il aurait fallu avoir sur un sujet aussi sérieux et sensible n’aura malheureusement eu lieu ni à l’Assemblée nationale, ni dans le reste de la société.</p>
<p>Il y avait pourtant matière à débattre. Comme par exemple sur la trentaine d’amendements portés par le groupe de la France insoumise en faveur : du renforcement des moyens des services de police, de justice, de renseignement et de douanes ; d’un meilleur encadrement des contrôles d’identité pour prévenir les excès ; d’une lutte plus déterminée contre les individus, entreprises et Etats qui soutiennent financièrement les organisations terroristes, ainsi que contre les paradis fiscaux par où transite cet argent sale…Tous ces amendements ont été accueillis, au mieux par un silence gêné de la part de la majorité nos collègues parlementaires, au pire par d’infâmes insinuations proférées par la frange la plus « radicalisée » de la droite, d’« En marche » et de ces olibrius en mal de légitimité et habitués des coups de menton permanents, sous les applaudissements de l’extrême-droite.</p>
<p>Le travail d’information médiatique n’aura lui non plus pas été à la hauteur des enjeux. Le rejet par les député·e·s de la majorité des arguments de toutes les organisations des droits humains sur le caractère liberticide de cette loi ou de tous les amendements visant à mener une lutte globale pour prévenir les actes de terrorisme ne suscite quasiment aucun questionnement appuyé. Par contre, <a class="external" href="http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/loi-antiterroriste-il-faut-aussi-s-attaquer-aux-sources-qui-permettent-de-financer-des-organisations-terroristes-daniele-obono-986797.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">quand je tente d’expliquer en réponse à la question d’une journaliste</a> que le comportement du désormais fameux chauffeur de bus qui refuse de prendre son service après une femme est bien évidemment sexiste et doit être sanctionné par sa direction, mais que cela n’a rien à voir avec la loi actuellement en débat car ce n’est pas forcément « le » signe d’une « radicalisation » pouvant mener à la commission d’actes de terrorisme et qui justifierait d’être fiché « S », de voir son domicile perquisitionné, d’être assigné à résidence, de porter un bracelet électronique, etc., on assiste aussitôt à un emballement caricatural où amalgames et raccourcis tiennent lieu d’analyses politiques pour tout ce petit monde toujours si prompt à user et abuser de concepts imprécis comme arguments d’autorité. Emballement que ne susciteront d’ailleurs pas, une semaine plus tard, <a class="external" href="http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/daesh-veut-montrer-qu-ils-existent-encore-il-y-a-des-personnes-qui-passent-a-l-acte-gerard-collomb-989505.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">les propos du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb</a> quand il répond à côté de la même question que lui pose la même journaliste dans la même émission, et qu’il finit par réfuter l’idée qu’on pourrait se baser sur « un signe » pour constater un processus de radicalisation pouvant mener à la commission d’actes de terrorisme.</p>
<p>« <i>Une mise au point s’impose. Ni le terme de radicalisation ni aucun de ses dérivés n’est employé car il ne s’agit pas d’un concept scientifique rigoureux. « Radicalité » est devenu un mot fourre-tout pour désigner vaguement ce qui est perçu comme une menace non maîtrisée et un label hasardeux des politiques publiques dans un contexte de montée de la violence djihadiste depuis les attentats commis en France par Mohammed Merah en 2012.</i> » Ces propos sont ceux d’Antoine Jardin, chercheur au CNRS associé à l’enquête de 2016 de l’Ifop et de l’Institut Montaigne sur l’Islam français, dans <a class="external" href="http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/09/29/non-il-n-y-a-pas-28-des-musulmans-qui-sont-radicalises-en-france_5005163_3232.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">une tribune parue dans les colonnes du <i>Monde</i> en septembre 2016</a>. Philippe Blanchet, professeur de sociolinguistique, parle, quant à lui, d’ « un terme ambigu, aux sous-entendus hypocrites et aux conséquences dangereuses » dans son ouvrage <a class="external" href="http://www.editionstextuel.com/index.php?cat=020377&amp;id=681" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><i>Les Mots piégés de la politique</i></a>paru en mai 2017 aux éditions Textuels. Les traitera-t-on eux aussi d’« islamo-gauchistes », les accusera-t-on de « complaisance à l’égard de l’islam politique » voire de complicité avec les terroristes ?</p>
<p>Bien sûr que non. Ces qualificatifs insultants ne sont réservés qu’aux député·e·s de la France insoumise et en particulier à celle qui, par sa singularité de femme politique noire et insoumise, insupporte au plus haut point les tenant·e·s du système. En lieu et place d’une discussion informée et argumentée autour des processus qui peuvent mener une personne à commettre des actes de terrorisme – et dont tou·te·s les spécialistes s’accordent à dire qu’ils sont complexes et multifactoriels – toute une série d’irresponsables politiques et médiatiques auront préféré faire le procès en illégitimité et en dangerosité de Danièle Obono et de la France insoumise pour mieux parasiter notre message et rendre inaudible nos propositions. Il n’en fallait pas plus comme signal de ralliement à toute la lie raciste, sexiste et xénophobe si décomplexée depuis ces dernières années pour se lancer dans une nouvelle vague d’attaques, d’insultes et même de menaces à tout va, après la séquence de juin dernier. (Et pour celles et ceux qui douteraient du caractère raciste et sexiste d’une bonne partie des attaques dont j’ai fait l’objet, je vous invite à faire une recherche avec mon nom sur les différents réseaux sociaux depuis le mois de juin).</p>
<p>Ces attaques ne paraissant pas suffisantes pour nous réduire au silence, et comme pour répondre à l’appel du torchon d’extrême-droite <i>Minute</i> dont la Une de la semaine arborait ma photo avec l’apostrophe « Mais qu’on la fasse taire, bordel ! », une nouvelle charge a été lancée contre ma personne, et à travers elle la France insoumise, pour faire peser sur nous le soupçon d’antisémitisme. En cause : un court passage d’<a class="external" href="https://camaradobono.wordpress.com/2015/01/11/pleurer-organiser/comment-page-1/#comment-49" target="_blank" rel="noopener noreferrer">un texte que j’ai écrit le 11 janvier 2015</a> et où j’interroge mon propre engagement politique et le bilan de cette gauche à laquelle je pensais appartenir sous le coup du traumatisme des attentats terroristes qui s’étaient produits quelques jours auparavant. Dans ce passage, allègrement tronqué, je déplore notamment l’attitude d’une certaine gauche dans sa défense de la liberté d’expression, qui fluctue souvent en fonction de l’identité des personnes visées, en citant l’exemple du sinistre Dieudonné M’bala M’bala. Là où je pointais la faute politique d’une censure étatique qui alimente l’accusation d’un « deux poids, deux mesures » quand il s’agit de réagir à des propos racistes, de zélé·e·s commentateur·trice·s se sont autorisé·e·s à m’attribuer de la complaisance ou des accointances avec cette crapule d’extrême droite antisémite. En prenant toujours le soin, pour les plus malins et malignes d’entre elles et eux, de le citer abondamment et même de notifier ses comptes sur les réseaux sociaux, histoire de bien s’assurer qu’il profite, en bon opportuniste qu’il est, de la publicité gratuite qui lui est ainsi complaisamment faite, ce qui n’a pas manqué d’arriver.</p>
<p>Les mêmes n’avaient pourtant pas proféré de pareilles inepties lorsque la Ligue des droits de l’Homme a pris position contre l’interdiction par le Conseil d’Etat du spectacle de ce mauvais drôle en 2014&#8230; L’organisation de défense des droits humains expliquait notamment que : « <i>En faisant prévaloir la décision administrative d’interdiction sur la règle du droit garante de la liberté d’expression et du jugement sur le fait constaté, la décision du Juge des référés du Conseil d’Etat introduit un précédent porteur de risques de dérives dans le fonctionnement de notre démocratie.  Ce qui est sûr, c’est que le battage médiatique suscité sur cette affaire par la circulaire et par ses suites juridiques, a donné à M. M’Bala M’Bala et à ses propos une insolente publicité, lui conférant au surplus un rôle de victime, là où une poursuite sans faille des condamnations pénales déjà prononcées ou en cours d’examen auraient certainement eu plus d’effets. Car, à n’en pas douter, ce n’est pas cette interdiction qui arrêtera ledit personnage de véhiculer ses propos haineux habillés d’emballage humoristique. Encore une fois, ces propos sont condamnables et sanctionnables par la loi . A la peine d’emprisonnement, peuvent se substituer des interdictions d’exercice d’une activité professionnelle ou d’apparition dans des lieux ou catégories de lieux où l’infraction a été commise. Autrement dit, tout en respectant la règle de droit fondamental, il aurait été possible depuis plusieurs mois déjà de privilégier une accentuation des sanctions pénales prononcées à l’encontre de M. M’Bala M’Bala en laissant la justice faire son travail plutôt que de recourir à une mesure d’exception qui crée un risque de dérive par laquelle le régime d’exception se substitue à la règle fondamentale du droit et au travail judiciaire.</i> » (« <a class="external" href="http://ldh-gironde.org/le-piege-dieudonne-rappel-des-positions-de-la-ldh/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le piège Dieudonné : rappel des positions de la LDH</a> », 13 janvier 2014)</p>
<p>Mais là encore, il ne s’agit pas vraiment pour nos détracteurs et détractrices d’avoir un débat de fond sur les meilleurs moyens pour lutter contre l’antisémitisme et toutes les autres formes de racisme. Ni d’ailleurs d’engager une réflexion sérieuse sur l’intérêt théorique et pratique des analyses du courant des études postcoloniales (comme le font par exemple <a class="external" href="https://www.scienceshumaines.com/faut-il-bruler-les-etudes-postcoloniales_fr_25749.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">cet article de la revue Sciences humaines</a> ou <a class="external" href="http://www.laviedesidees.fr/+-etudes-postcoloniales-+.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ce dossier du site « La vie des idées »</a>) lorsque les mêmes agitent comme un épouvantail le Parti des indigènes de la République avec lequel elles et ils m’attribuent des « proximités ». Non. Il s’agit d’empêcher la réflexion et la discussion en réduisant la diversité et la richesse des débats du mouvement anti-raciste aux positions, par ailleurs contestables et souvent vivement contestées, de l’une de ses micro-composantes. Le but n’est pas la recherche commune et sincère d’un sens aux mots et aux choses pour non seulement mieux s’écouter mais aussi s’entendre, à défaut de parvenir à se mettre d’accord. Ni d’élaborer, à partir de nos conditions, de nos perceptions, de nos expériences particulières, les outils et moyens d’une lutte commune contre l’oppression et l’exploitation. Non. L’objectif est plutôt de discréditer, délégitimer et faire taire toutes les voix, dissidentes et dissonantes, qui remettent un tant soit peu en cause, de manière sensée et argumentée, le statu quo, l’ordre dominant, sous toutes ses formes. Pour ces gens-là, chercher à comprendre pour agir plus efficacement ce serait déjà s’impliquer, comme lorsque <a class="external" href="http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/03/03/terrorisme-la-cinglante-reponse-des-sciences-sociales-a-manuel-valls_4875959_3224.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">l’ex-premier ministre Valls disait que « expliquer c’est déjà vouloir un peu excuser »</a>. « A mort l’intelligence, vive la mort ! » clamaient d’autres…</p>
<p>Et bien non, mesdames et messieurs les censeurs, vous ne nous, vous ne me ferez ni taire ni marcher au pas ! Vous êtes peut-être momentanément parvenu·e·s à affaiblir le débat démocratique en alimentant l’infect climat de peur, de suspicion et de haine qui s’est installé depuis trop d’années. Vous avez voulu nous enterrer, vous ne saviez pas que nous étions des graines. Vous avez essayé de nous diviser mais vous ne vous rendiez pas compte à quel point nous sommes des « têtes dures ». Vous n’avez au final fait que renforcer notre détermination à continuer à argumenter, débattre et convaincre de nos idées (<a class="external" href="https://avenirencommun.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ici</a>, <a class="external" href="https://avenirencommun.fr/livrets-thematiques/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">là</a> ou encore <a class="external" href="https://laec.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">là</a>), et à défendre, en principes et en actes, la devise de notre République : liberté, égalité, fraternité.</p>
<p>« <i>You may write me down in history /With your bitter, twisted lies,</i></p>
<p><i>You may trod me in the very dirt/But still, like dust, I’ll rise. </i></p>
<p><i>Did you want to see me broken?/Bowed head and lowered eyes?</i></p>
<p><i>Shoulders falling down like teardrops,/ Weakened by my soulful cries?</i></p>
<p><i>You may shoot me with your words,/You may cut me with your eyes,</i></p>
<p><i>You may kill me with your hatefulness,/ But still, like air, I’ll rise.</i></p>
<p><i>Out of the huts of history’s shame/I rise/Up from a past that’s rooted in pain/I rise</i></p>
<p><i>I’m a black ocean, leaping and wide,/Welling and swelling I bear in the tide.</i></p>
<p><i>Leaving behind nights of terror and fear/I rise/Into a daybreak that’s wondrously clear/I rise</i></p>
<p><i>Bringing the gifts that my ancestors gave,/I am the dream and the hope of the slave.</i></p>
<p><i>I rise/I rise/I rise.</i> »</p>
<p>Femme, noire, insoumise. Et fière de l’être. Hier, aujourd’hui et demain.</p>
<p>A bon entendeur et bonne entenderesse !</p>
</div>
<p>Tribune initialement parue ici : <a href="https://blogs.mediapart.fr/daniele-obono/blog/151017/et-si-parlait-politique">https://blogs.mediapart.fr/daniele-obono/blog/151017/et-si-parlait-politique</a></p>
<p></p>
<h1><img decoding="async" class="alignnone wp-image-209" src="../wp-content/uploads/2018/01/phibleu.png" alt="" width="36" height="45" /> Danièle OBONO</h1>
<h3><span style="color: #ffffff; font-size: medium; font-weight: bold;">Députée de Paris</span><span style="font-size: 14px;"> <span style="color: #ffffff;">&#8211; </span></span><span style="font-size: medium; color: #ffffff;"><strong>17e circonscription</strong></span></h3>
<h3><span style="color: #ffffff; font-size: medium;"><b style="color: #ffffff; font-size: medium;">La </b><span style="color: #ffffff; font-size: medium;"><b>France</b></span><b style="color: #ffffff; font-size: medium;"> insoumise</b></span></h3>
<p><a href="https://www.facebook.com/DeputeeObono/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="alignnone wp-image-9071" src="https://deputee-obono.fr/wp-content/uploads/2020/03/facebook_logo_icon_134597-300x300.png" alt="" width="40" height="40" srcset="https://deputee-obono.fr/wp-content/uploads/2020/03/facebook_logo_icon_134597-300x300.png 300w, https://deputee-obono.fr/wp-content/uploads/2020/03/facebook_logo_icon_134597-150x150.png 150w, https://deputee-obono.fr/wp-content/uploads/2020/03/facebook_logo_icon_134597-480x480.png 480w, https://deputee-obono.fr/wp-content/uploads/2020/03/facebook_logo_icon_134597.png 512w" sizes="(max-width: 40px) 100vw, 40px" /></a>  <a href="https://twitter.com/Deputee_Obono" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" class="alignnone wp-image-9074" src="https://deputee-obono.fr/wp-content/uploads/2020/03/twitter_logo_icon_134613-300x300.png" alt="" width="40" height="40" srcset="https://deputee-obono.fr/wp-content/uploads/2020/03/twitter_logo_icon_134613-300x300.png 300w, https://deputee-obono.fr/wp-content/uploads/2020/03/twitter_logo_icon_134613-150x150.png 150w, https://deputee-obono.fr/wp-content/uploads/2020/03/twitter_logo_icon_134613-480x480.png 480w, https://deputee-obono.fr/wp-content/uploads/2020/03/twitter_logo_icon_134613.png 512w" sizes="(max-width: 40px) 100vw, 40px" /></a>  <a href="https://www.youtube.com/channel/UCpQ4STl8j62KeiApns4FndA" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-9072" src="https://deputee-obono.fr/wp-content/uploads/2020/03/youtube_logo_icon_134601-300x300.png" alt="" width="40" height="40" srcset="https://deputee-obono.fr/wp-content/uploads/2020/03/youtube_logo_icon_134601-300x300.png 300w, https://deputee-obono.fr/wp-content/uploads/2020/03/youtube_logo_icon_134601-150x150.png 150w, https://deputee-obono.fr/wp-content/uploads/2020/03/youtube_logo_icon_134601-480x480.png 480w, https://deputee-obono.fr/wp-content/uploads/2020/03/youtube_logo_icon_134601.png 512w" sizes="(max-width: 40px) 100vw, 40px" /></a>  <a href="https://www.instagram.com/deputee_obono/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-9073" src="https://deputee-obono.fr/wp-content/uploads/2020/03/Instagram_icon-icons.com_66804-300x300.png" alt="" width="36" height="36" srcset="https://deputee-obono.fr/wp-content/uploads/2020/03/Instagram_icon-icons.com_66804-300x300.png 300w, https://deputee-obono.fr/wp-content/uploads/2020/03/Instagram_icon-icons.com_66804-150x150.png 150w, https://deputee-obono.fr/wp-content/uploads/2020/03/Instagram_icon-icons.com_66804-480x480.png 480w, https://deputee-obono.fr/wp-content/uploads/2020/03/Instagram_icon-icons.com_66804.png 512w" sizes="(max-width: 36px) 100vw, 36px" /></a>  <a href="https://t.me/DeputeeObono" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-9070" src="https://deputee-obono.fr/wp-content/uploads/2020/03/telegram_logo_icon_134592-300x300.png" alt="" width="40" height="40" srcset="https://deputee-obono.fr/wp-content/uploads/2020/03/telegram_logo_icon_134592-300x300.png 300w, https://deputee-obono.fr/wp-content/uploads/2020/03/telegram_logo_icon_134592-150x150.png 150w, https://deputee-obono.fr/wp-content/uploads/2020/03/telegram_logo_icon_134592-480x480.png 480w, https://deputee-obono.fr/wp-content/uploads/2020/03/telegram_logo_icon_134592.png 512w" sizes="(max-width: 40px) 100vw, 40px" /></a></p>
<p><span style="font-size: 14px;"> </span></p>
<p><a style="font-size: 14px; color: #bcbcbc;" href="../politique-de-confidentialite/">Politique de confidentialité</a><span style="font-size: 14px;"> &#8211; </span><a style="font-size: 14px; color: #bcbcbc;" href="../mentions-legales/">Mentions légales</a><span style="font-size: 14px;"> </span></p>
<p>L’article <a href="https://deputee-obono.fr/et-si-on-parlait-politique/">Billet d&rsquo;humeur : et si on parlait politique?</a> est apparu en premier sur <a href="https://deputee-obono.fr"></a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Billet d&#8217;humeur : ma France insoumise</title>
		<link>https://deputee-obono.fr/ma-france-insoumise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SiteDObonoWordpress2020]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Jun 2017 08:09:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Billets]]></category>
		<category><![CDATA[billet]]></category>
		<category><![CDATA[Danièle Obono]]></category>
		<category><![CDATA[La France insoumise]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://deputee-obono.fr/?p=4281</guid>

					<description><![CDATA[<p>« Get. Used. To. Me. » Je suis la France insoumise. Je suis 17 autres, 7 millions d’autres, des millions d’autres.</p>
<p>L’article <a href="https://deputee-obono.fr/ma-france-insoumise/">Billet d&rsquo;humeur : ma France insoumise</a> est apparu en premier sur <a href="https://deputee-obono.fr"></a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><br />
</p>
<p style="text-align: center;"><span class="block mb-2 credits">Crédit photo : Julien Muguet pour <i>Les Jours</i></span></p>
<p></p>
<p><em>Billet initialement paru sur  le blog Médiapart de Danièle Obono <a href="https://blogs.mediapart.fr/daniele-obono/blog/240617/ma-france-insoumise" target="_blank" rel="noopener">ici</a>.</em></p>
<p>En février dernier, quand Jean-Luc Mélenchon a présenté sa candidature à l’élection présidentielle et lancé le mouvement de « La France insoumise », j’avoue, j’avoue : j’ai tiqué. C’est mon côté gauche anti-impérialiste. Entre autres… Mais j’ai quand même signé, comme on dit. J’ai signé parce que j’ai été convaincue par la clarté de l’analyse et de la stratégie (ça c’est mon côté marxiste ;), par la perspective de se lancer, enfin, en campagne (le côté mouvementiste), et en gardant en tête les points, les questions, les contradictions qu’il faudrait débattre et dépasser pour construire ensemble. J’ai donc signé et je me suis lancée. J’ai contribué à l’élaboration du programme et participé à la première convention nationale. J’ai co-organisé un groupe d’appui local et l’élaboration des livrets thématiques. Je me suis rendue aux quatre coins du pays présenter « L’ Avenir en commun », discuter, débattre, convaincre&#8230; J’ai rencontré cette France insoumise. Elle est devenue « ma » France insoumise.</p>
<p>Certain•e•s, y compris parmi des ami•e•s et camarades, ne comprennent pas toujours bien pourquoi ou comment moi, une internationaliste anti-impérialiste, militante intersectionnelle afro-féministe et antiraciste, j’ai pu me retrouver candidate de la France insoumise élue à l’Assemblée nationale. D’autres, comme celles et ceux qui vomissent leurs tombereaux de haine sur les réseaux sociaux depuis ces derniers jours, en abhorrent l’idée même et refuseront toujours, de toute façon, d’en accepter la réalité. A ces dernier•e•s, comme l’avait déjà si bien dit le boxeur poète, mi abeille mi papillon, aux rageux de son temps, je n’ai qu’un seul message à adresser : « <i>Black, confident, cocky; my name, not yours; my religion, not yours ; my goals, my own; <b>get used to me</b>.</i> » Ou dit autrement : j’y suis, j’y reste, je ne partirai pas ! J’y suis, j’y reste et je ne marcherai pas au pas. J’y suis, j’y reste et je ne me soumettrai pas. « Get. Used. To. Me. »</p>
<p><b>Je suis la France insoumise.</b></p>
<p>Celle des Parisiennes qui en 1789 marchèrent sur Versailles pour réclamer au roi du pain et des droits. Celle de Solitude, la Fanm Doubout, qui vécut libre et mourut pour la liberté. Celle de l’Union des femmes, de Louise l’institutrice, Nathalie l’ouvrière relieuse, Elisabeth l’aristocrate russe, des « pétroleuses », des communardes. Celle des ouvrier•e•s et syndicalistes qui arborèrent sur leurs vestes le premier triangle rouge pour exiger la journée de 8 heures.</p>
<p><b>Je suis la France insoumise</b> comme l’étaient les tirailleurs africains, sujets de l’Empire, qui laissèrent leur vie dans les tranchées de la Grande guerre. Comme l’était Lamine Senghor, gazé à Verdun, docker à Marseille, dirigeant ouvrier, militant internationaliste et candidat communiste dans le 18e arrondissement de Paris. Comme l’étaient les militants indigènes de l’Union intercoloniale et du journal « Le Paria » précurseurs de la Tricontinentale.</p>
<p><b>Je suis la France insoumise</b> revendiquant la mémoire et les luttes des grévistes de 1936 qui arrachèrent au Front populaire les congés payés ; de Missak Manouchian et des 22 autres membres des FTP-MOI exécutés par le régime de Vichy et les Nazis le 21 février 1944 ; des porteurs et porteuses de valise du réseau Jeanson et des manifestant•e•s du 17 octobre 61 ; des ouvrier•e•s qui occupèrent leurs usines et des étudiant•e•s qui lancèrent des pavés en mai 1968.</p>
<p><b>Je suis la France insoumise</b> qui a marché contre le racisme et pour l’égalité en 1983 ; celle qui a bloqué le pays pour sauver la Sécu en 1995 ; celle qui a dit non au Traité constitutionnel et celle qui s’est révoltée dans les quartiers populaires en 2005 ; celle qui a fait abroger le CPE et celle qui s’est opposée à la loi travail.</p>
<p><b>Je suis 17 autres, 7 millions d’autres, des millions d’autres</b>. Qui ne plieront pas. Qui ne se soumettront pas. La tête dure, le cœur tendre, poings levés, bras ouverts. Convaincu•e•s, déterminé•e•s<b>. Pour que viennent les jours heureux et le goût du bonheur.</b> Ca prendra le temps qu’il faudra, mais ça viendra.</p>
<p>A ’tôt,</p>
<p>D.</p>
<p>L’article <a href="https://deputee-obono.fr/ma-france-insoumise/">Billet d&rsquo;humeur : ma France insoumise</a> est apparu en premier sur <a href="https://deputee-obono.fr"></a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
