Pboy (Pascal Boyard) street artiste – fresque Paris 19

Edito – Vive la révolution citoyenne !

 

Un mouvement inédit, du moins dans l’Histoire récente du pays. Même s’il s’inscrit aussi dans la longue histoire des révoltes populaires.

Qui vient de loin, du plus profond du pays, porté par une colère contre les inégalités, les injustices au quotidien, qui font de la vie, cette vie-là, un combat de Sisyphe sans cesse recommencé.

Composé de toute les portions du peuple : du nord au sud, de l’est à l’ouest, la France des périphéries urbaines comme celle des déserts ruraux ; celle des employé·es, ouvrier·es, chômeur·euses, cadres, précaires, artisan·es, retraité·es, entrepreneur·es, lycéen·nes, personnes en situation de handicap, jeunes et plus agé·es, hommes, femmes… Et quelles femmes ! Des maîtresses femmes !

Un mouvement qui porte des revendications économiques, sociales, écologiques et démocratiques progressistes : rends l’ISF d’abord, augmentez les salaires, un impôt plus juste, des services publics pour tous et toutes, le référendum citoyen pour sauver la démocratie…

Qui a mis à nu le monarque présidentiel et son idéologie rance, a révélé le visage brutal et hideux de ses politiques austéritaires, lui a fait ravaler sa morgue et ses rodomontades, lui a flanqué une frousse et une rouste bien méritées, et lui a fait mettre, pour la première fois, un genou à terre.

Un mouvement qui essuie en continue le mépris de la caste et les coups durs d’une répression policière et judiciaire jamais vue. Agoni d’injures, traité de tous les noms, victime d’insupportables violences : bientôt 3 mois de lutte, 10 mort·es, plus de 1 700 blessé·es, 12 yeux crevés, 4 mains arrachées, des corps mutilés, mis à genoux, humiliés, pour tenter de les briser… Après quoi, la justice de classe prend le relais : comparution immédiate et détention provisoire pour ce manifestant qui a pourtant reconnu ses torts et s’est rapidement rendu, là où il a fallu 6 mois pour que le barbouze cogneur de l’Elysée, délinquant avéré mais protégé du prince pendant des mois, cesse son tour du monde de la magouille et rende ses 2 passeports diplomatiques…

Un mouvement qui, malgré tout, semaine après semaine, acte après acte, refuse de descendre de la table, de disparaître de la scène, et reprend la rue, les places et les ronds-points, exerce sa liberté et ses droits, regagne des pans de dignité…

Un mouvement juste, beau et fort. Divers oui, hétéroclite, voire contradictoire parfois. Mais aussi créatif, émouvant, inventif, chaleureux, et solidaire.

Source d’inspiration et porteur d’espoir.

Qui sème de puissantes graines d’insoumission.

Un mouvement qu’on attendait, depuis tellement longtemps.

A nous tous et toutes d’être à la hauteur de l’urgence et de l’espérance

Gilets jaunes hé ! Hé, hé ! Gilets jaunes hé ! Hé, hé !

Bonne année 2019 à tous et à toutes. Et que la victoire soit avec nous !

Danièle Obono, députée de la 17e circonscription de Paris

 Danièle OBONO

Députée de Paris – 17e circonscription

La France insoumise

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